Après un court détour par Perpignan, nous voilà dans un village pyrénéen aux ruelles fleuris (on ne le voit pas bien là je sais).
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Cet avis sera 100% subjectif. Montpellier est une ville SUPERBE.
La ville mixe Poitiers (espace sans voiture énorme + la couleur des murs, crème vanille) et Aix en Provence (le soleil, les places, les fontaines). Et elle a pour valeur ajoutée des arbres, partout, magnifiques aux essences diversifiées (oliviers, platanes, robiniers, lauriers, cyprès) dans lesquels vrombissent des cigales intrépides. Bref, Montpellier réussit ce que d’autres cités méridionales rêvent d’être ; allez, je ne voulais pas mais je vais les citer quand même à savoir Marseille (désolé JJulien) et Toulon (sorry Ftz).
Tout n’est pas réussit bien sûr mais le sans-faute n’est pas loin. Les belles restaurations des architectures des quartiers anciens, le tramway, même les audaces (relatives) des tentatives contemporaines, tout trouve une harmonie indéniable. Il doit faire y bon vivre.
Arrivée à 9h15, gare Montpellier – St Roch. L’avion de Jrom n’arrivant que dans une heure, je me lance très vite dans une exploration personnelle pour profiter des heures fraiches avant que le soleil ne soit trop haut. Premières impressions fabuleuses.
Place de la Comédie, le cœur excentré de la ville, dite aussi de l’œuf, on se demandait pourquoi jusqu’à ce qu’on fasse attention au pavage. Lendemain de 14 juillet.
Gigantesque place en plein cagnard qui devient une grande promenade sous les platanes pour aller jusqu’au Corum.
Rue de la Loge, grosse rue commerçante avec des Halles restaurées où nous achetons des fruits (miam miam miam)... Là, un modiste spécialisé dans le panama...
Puis tournez à droite, rue de l’aiguillerie. Où jrom tombe en pamoison devant un sandwich au poulet. Non Jrom n’est pas terre à terre, il est pragmatique c’est différent.
Descente en pente douce jusqu’à l’ancien couvent des Ursulines, qui a plutôt l’aspect d’une forteresse (car oui c’en était une avant).
On remonte par la rue de l’université (en travaux, les pompiers ne peuvent pas passer comme nous le constaterons plus tard). Ruelles ombragées comme la rue du Four St Eloi, avec le clocher de la cathédrale qui de découpe sur un ciel bleu royal.
Non ce n’est pas une fusée, c’est la cathédrale St Pierre avec son porche spectaculaire.
A ses côtés (on ne voit pas ici), la fac de la médecine avec son carillon qui ressemble à une sonnette d’appartement : tinlan…
On remonte pour admirer la belle place de la Canourgue et sa fontaine des Licornes qui visiblement ont une vie nocturne agitée…
On tombe sur la grande rue Foch, la version locale des Champs-Elysées avec même un Arc de Triomphe surcoloré au bout. Un peu disneyen. En prolongeant la rue Foch, on arrive sur la promenade du Peyrou qui domine la ville quartier ouest. Très grand aqueducs avec de beaux arceaux.
Vous voyez que je suis capable de me retenir et de ne pas faire de vanne sur le mot Peyrou.
Demi-tour vers l’Ecusson, le centre-ville historique de Montpellier. De jolies rues étroites débouchent sur de jolies places comme celles près des églises Ste Anne ou St Roch. Beaucoup de restaurants avec des noms sympas, des boutiques d'artisans, sans prétentions.
désolé pour les clichés de langues que l'on dirait sorti d'une brochure du syndicat d'initiative, je trouverai mieux la prochaine fois.
Ce quartier dessiné par Ricardo Boffil a fait la renommée du Montpellier moderne. Connaissant le travail du célèbre architecte catalan pour l’avoir vu à Marne-la-Vallée, je redoutais un peu la monumentalité un brin pompière dans une ville où la mégalomanie de l’ancien maire est proverbialle.
Et bien ouf, plus de peurs que de mal, l’ensemble va bien. Bon ok ce n’est pas extrêmement novateur comme style mais finalement le fait que ça soit prédaté, lui permet de bien passer les années (pour l’instant). Quartier agréable, cohérent et élégant, car très arboré où les constructions sont à hauteur humaine. Personnellement, ça m’a rappelé Barcelone, c’est dire si c’était bien…
Déjà que le béton ne soit pas gris mais s’harmonise bien avec le reste de la ville, l'oeil ne peut qu'accepter. Il n'en reste pas bien qu'on est surpris par l'impression de convivialité qui nait autour de la grande fontaine de la place du Nombre d'or.
La transition ancien / moderne se fait par la galerie commerciale du Polygone (qui m’a rappellé Evry 2 c’est dire…). Pas génial mais sans doute très pratique.
Antigone c’est une succession de places et de bâtiments qui s’achève sur les bords de Lez, le petit fleuve côtier, sur une distance de 1800m, c'est-à-dire, la longueur des Champs-Elysées. La comparaison n’est pas fortuite puisqu’il y a également un grand arc pour fermer la perspective…
Antigone bien sûr en hommage au théâtre grec mais une rumeur – tenace – voit dans cette appellation un « anti-Polygone ».
Là, c'est la petite place de Dyonisos, à la droite de laquelle se trouve une très élégante piscine olympique dessinée par Boffil lui-même et sur la gauche, on peut voir la grande bibliothèque laquelle est nettement moins réussie : lourde, compacte, fermée…
Les allées sont inondés de soleil. On se croirait presque en train de cheminer à l'intérieur d'un tableau de De Chirico.
La grande esplanade dédiée à l'Europe. Là, le dépaysement est assez grand. J'ai lu que la région de Montpellier pourraît être la Californie de la France : soleil, industrie high-tech et vin. Pour le coup, cela semble probable.
Dernière dénivellation, on arrive au bord du Lez, animé par de nombreux restaurants. On traverse la rivière sur deux pontons interdits aux skateurs mais pas aux cyclistes. Le Lez a l'air innoffensif comme ça, mais le guide indique qu'il est traitre et qu'il a occassionné de nombreuses noyades durant ses crues furieuses.
En face, l'impressionant conseil régional. ça fait un peu Las Vegas quand même.
Et c'est ici que se termine cette promenade car derrière le conseil régional, y a plus grand chose à voir (sauf si vous aimez les hlms et les vieilles stations services).
Miss Langu... je veux dire Miss France 2006 et Madame de Fontenay dans un restau indien, on ne voit pas ça tous les jours...
Le jour s’en va et la nuit tombe. Il fait bon, les rues sont animées, les ruelles s’envahissent de tables et de chaises.
Repassant par la rue de l’ancien courrier, c’est un vrai plaisir que de se perdre dans un dédale dépeuplé que l’éclairage transforme en une sorte de mystérieuse cité d’or. D’or peut-être qui ne dort pas.
Sur la place devant la préfecture, les couleurs moussues de la fontaine donnent à cette photo un petit côté onirique.
2e jour. Lever tard puis balade dans les quartiers pas faits la veille (ce qui est extrêmement logique).
Le cadre est bien, la perspective bien rendue, le décor somptueux, non décidément c'est le modèle qui cloche.
ça c'est un arbre de la famille des arbres (grosse polémique à ce sujet. si quelqu'un est capable d'identifier cette variété qu'il nous écrive...)
ça c'est une porte de la famille des portes rouges.
Peu à peu, les restaurants dressent les tables pour le déjeuner... Vous aurez remarqué qu'on a l'impression que le personnage statufié boit un coca dans un maxi-gobelet...
et on termine par un petit tour du côté de chez Tram. Décidément le tramway rend les villes plus jolies. Je n'ai que de bons exemples en tête.
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