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Nous décollons. Et commençons par remonter ce que les guides touristiques appellent la plus belle avenue de Barcelone, les Ramblas. En tout cas celle des statues vivantes, environ un tous les deux mètres cinquante. Barrez-vous cons de mimes. La première partie de la Rambla se partagent entre vendeurs de croûte (une sorte de place du tertre en long) et buvettes. Des façades intéressantes le long du parcours. Celle-ci est très célèbre.
Nous faisons un crochet pour voir les couleurs magnifiques du Mercat de la Boqueira, une halle couverte où les fruits splendides sont soigneusement disposés.
Retour sur le ramblas, une nouvelle partie avec de part et d’autre, des animaleries. Laurent fait un caprice pour ramener un iguane. Je ne cède pas.
Nous passons la grande plaça de Catalunya car nous voulons faire les ramblas jusqu’au bout. Puis nous changeons d’avis et en prenant la Carrer d’Arago nous bifurquons vers la droite. C ’est un plaisir rare d’employer le mot « bifurquer », je vous assure. En effet, un détour s’imposent pour voir les trois casas (Batlló, Amatller et Lleó Morera) construites selon les formes sinueuses, fantaisistes et colorées de Gaudi.
Et puisque nous sommes dans la bonne direction, pourquoi ne pas poursuivre vers la fameuse Sagrada Família , la cathédrale inachevée. Nous payons notre écot (c’est également un plaisir rare d’employer le mot « écot », je vous assure) et pénétrons à l’intérieur de ce magnifique… chantier. Si Laurent s’enthousiasme pour les piliers arboriformes, je suis un peu déçu car c’est plus que loin d’être terminé. Cette impression, je ne la garde pas longtemps car nous prenons les escaliers (nous sommes hyper courageux) et nous allons nous balader dans les cimes de ce sanctuaire vertical. Ok, je l’avoue, j’ai eu le vertige… mais ça vaut le coût de 8 euros (je suis précis quand je balance des trucs).
Ne pas oublier de parler du carré magique (Laurent aime beaucoup).
Redescendus sur terre, emballés, nous décidons de rejoindre à pied (c’est une grosse journée marche,
mes pieds n’ont pas aimé Barcelone) le fameux park Güell. Ah ça les quartiers que bnous traversons ne sont pas envahis de touristes. La pente est dure mais la
récopense du park en vaut la peine. Passé la fameuse salamandre bariolée qui nargue la nuée de touristes qui photographie son escalier, entre les colonnes, un guitariste délivre un récital
apaisant, en osmose avec la beauté du lieu et de l’heure vespérale (ça veut dire du soir, ignare). Des enfants s’amusent à se faire rouler dans les pelouses en pente. Des adolescents s’attardent
sur la terrasse et son célèbre banc de mosaïque. Quiétude. Pourquoi partir ? Je crois que l’expression parenthèse enchantée a été faite pour des moments comme cela.
Barcelone – deuxième jour (04.06.05)
Quelques heures de sommeil ne furent pas du luxe (surtout dans un hôtel qui n’en manquait pas, de luxe). Enfin, les réparations physiques furent inégalement réparties, puisque je dormais assez peu tandis que Laurent récupérait prodigieusement des efforts de la veille. Ça m’énerve d’ailleurs, comment il fait pour se rétablir aussi vite même après les bitures les plus gargantuesques. Quel est ton secret ? Dis-le moi afin que je puisse le breveter et devenir milliardaire… Petit déjeuner copieux, vraiment le bon breakfast qui se respecte. Le seul bémol est justement musical. Nous sommes d’accord (ça nous arrive souvent) pour penser que la musique d’ambiance pop-rock ne correspond pas avec le cadre élégant et chic du lieu. Laurent verrait bien « Hôtel » de Moby, moi un truc genre compil « Café del mar». La polémique s’engage. C’est passionnant tout ça…
Le milieu de matinée, nous remontons l’avenue Icaria, passons le parc du jardin zoologique, nous arrêtons devant l’arc de triomphe rouge où je remarque les chauves-souris statufiées (ce qui est assez insolite pour un arc de triomphe). Et là, une hypothèse, folle : serait-ce l’arc de triomphe de Dracula ?
Nous prenons ensuite vers les vieux quartiers dans lesquels s’alignent les boutiques de confection chinoise, évoquant le Sentier. « Enfin j’me comprends ! » Je capture l’image d’un mannequin en bois posé sur un balcon. La récolte photographique sera maigre aujourd’hui.
Nous passons dans le Bari Gotic, pour visiter la cathédrale (elle aussi en travaux, décidément). Pour y entrer, on slalome entre les gitanes éplorées (por favor). L'intérieur espagnol à souhait. Un petit tour et nous partons.
Nous allons marcher et même plusieurs heures. Nous traversons le quartier Radal, populo, en pleine "rénovation" (teme pudique) qui rappelle Marseille, c'est vous dire si c'est moche... J'exagère. Au milieu, les curieux MACBA et CCCB, deux musées modernes à l'architecture audacieuse. Pas de visite, il fait trop beau pour s'enfermer.
Notre destination : un fabuleux parc dans les hauteurs de la ville, un écrin de verdure semble-t-il où les palmiers disposent des ombres accueillantes autour des œuvres de Miró. Au final une escroquerie, un espace sale, de la terre sèche où meurent de pauvres arbres desséchés, un magnifique dalle de béton avec un bassin croupissant, une sculpture d’une belle taille certes mais d’une plasticité très peu engageante, tout ceci sous le caquètement strident de perruches vertes. Nous sommes fort déçus.
Nous prenons le métro, retour vers la place de Catalunya, ses boutiques avec deux missions qui vont nous tenir en haleine jusqu’au milieu de l’après-midi : 1) trouver un endroit salubre pour déjeuner. 2) trouver un tee-shirt bleu pour Laurent. Attention, pas n’importe quel bleu. Pas un bleu marine standard, un bleu azur fade ou un bleu cobalt banal. Non, il lui faut un bleu roi ou rien. Or dès le départ, il fait fausse route. Ce qu’il cherche est un bleu mésange, nous galérons…
Nous trouvons l’un et l’autre et finalement, achetons quelques t-shirts modes à prix modiques. Mais il y avait pourtant un prix à payer, nous sommes épuisés. Je propose d’aller à la plage.
Nous repassons par l’hôtel afin de ne prendre que le strict nécessaire. La plage est à 200 m si on survit à la traversée du boulevard. La plage fait partie de l’ensemble urbain aménagé pour le village olympique de 92.
Bien, je vous passe les clichés habituels : soleil, plage bondée, mer bleue (un peu fraîche mais agréable), touristes anglais buvant de la bière, touristes anglais jouant au foot, touristes anglais parlant fort… A part ça, c’est très agréable. Deux cafés de plage se disputent l’honneur de diffuser la musique la plus forte. Le vainqueur est celui qui passe de la pop eighties genre « Need you tonight » d’INXS ou encore euh… « Need you tonight » d’INXS. Tout cela n’empêche pas Laurent de trouver que Barcelone n’est pas une ville bruyante (par rapport aux autres villes espagnoles s’entend). Chacun vaque alors à ses occupations favorites : Laurent roupille et je vais nager.
Retour hôtel. Nous sortons ce soir. Direction recentre. Les pieds font un peu grise mine. Bari Gotic, le centre historique. Nous dénichons le Rita blue, un beau bar au beau désign dont la terrasse s’invite sur une petite place à l’écart. Génial. Les tapas et le guacamole sont les bienvenus après une après-midi sportive (je parle pour moi bien sûr). Nous prenons notre temps et celui-ci se suspend bien volontiers. En plus la serveuse est jolie et souriante, ça ne gâte rien.
05.06.05
Dimanche me direz-vous ?
vous : "ben oui, quoi, et le dimanche ?"
lever tard... flânerie désormais classique... Ramblas, place de la Catalunya...
Final au Reial... où nous sirotons un verre (à prix prohibitif) en écoutant la Ritournelle de Tellier sur mon ipod.... Le dernier souvenir de Barsa...
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