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17 août 2004
Et oui euh Jules Edouard, il y a un an tout juste, je découvrais Bordeaux. Petit coucou ici à Serge et JC qui habitent cette très belle ville. On commence par la place de la République (je ne sais qui de Paris ou Bordeaux à copier pour le nom)...
ça, c'est la vue du clocher de St Julien (oui à Bordeaux, les clochers sont à part, pas loin mais à part du reste du
bâtiment. Le sol n'est pas stable à Bordeaux).
Il faut traverser le pont et la Garonne (brune ici, verte à Toulouse) et découvrir le jardin botanique, très original (mais sera encore plus beau dans une vingtaine d'année quand la végétation
aura poussée un peu plus).
11h46 très exactement et c'est le début des vacances. et moi je dis tant mieux, enfin, youpi et toutes ces sortes de choses. Direction Bordeaux.
Résumons le trajet : Chaleur accablante et évidemment rocade de la capitale girondine = galère. Jérôme a pris une chambre à l’hôtel des trois sœurs. Qui ne s’appelle plus les trois sœurs, donc introuvable. Un indice : Cours du XXX juillet (je ne risque pas vraiment d’oublier une adresse pareille). A 17h, content et propret, je peux arpenter.
Une curiosité : la célèbre rue Ste Catherine envahie d’étals : c’est la grande braderie. Nous la descendons de la Place de la Comédie à celle de la Victoire, en résistant vaillamment aux offres à 2-5-10 euros. Quelques haltes dans quelques grands magasins climatisés quand même.
Ensuite, par le cours Pasteur, on passe devant la Cathédrale St André et c’est là que… nous tombons sur…. A deux pas de l’hôtel de ville pourtant… La ronde des balais de chiottes, une curiosité. Jérôme a la vidéo si vous êtes intéressés.
On continue la visite avec, là, la place de la Bourse avec les trois couleurs nationales.
On remonte par le cours du Chapeau Rouge et on finit avec la place de la Comédie.
Soir et nocturne. Recherche d’un restaurant dans les animés quartiers St Pierre et St Michel. Les vieilles rues sont remplies de tables, il y a une certaine douceur de vivre, très agréable (même si on rame un peu pour trouver). Comment ne pas aimer Bordeaux ce soir-là ?
Un tout petit peu avant 9h, nous sommes arrivés à Hossegor.
Sandra nous avait dit que c’était 8 Allée des primevères. La carte officielle de la mairie indique que c’est une avenue. Nous y allons. Pas de numéro 8. La première villa porte le numéro 18. Ensuite c’est 26, 54, 211,516, bref n’importe quoi. Mystère et boule de gomme.
En attendant Stéphane et Sandra, nous allons jusqu’au bout de cette avenue qui s’achève sur une dune gigantesque. Nous l’escaladons. Un rugissement prodigieux. L’océan est juste derrière. Dans une lumière grise, il convoque des vagues qui déferlent et s’écrasent avec fracas. L’endroit est un spot pour une trentaine de surfeurs.
Le ciel s’éclaircit peu à peu.
J’abandonne Jérôme et bagages pour aller chercher S+S+N à l’aéroport de Bayonne. Lequel n’existe pas. C’est celui de Biarritz. Pinaise le gros piège ! Je suis sûr qu’un chacmoleur doit sourire ici en lisant ces lignes.
Retour à Hossegor avec la famille. Résultat et dénouement : il y a 2 avenues des primevères. C’est fou, c’est dingue mais c’est vrai.
Parce qu’en fait la seconde n’est pas à Hossegor mais à Capbreton et qu’on passe de l’un à l’autre en passant un petit pont (mais tu ne le sais pas en fait quand tu le fais, enfin, j'm'comprends).
Désolé pour ce jeu de mot qui me fait honte aussi. Direction Peyrehorade (ça se prononce comment au fait « Peyrorade » ?). Le jeu consiste à aller voir les petites étoiles et autres symboles curieux de la carte bleue 1cm <=>1 km.
Sorde-l’abbaye. Comme son nom l’indique, ce qu’on peut y voir c’est… une abbaye (c’était facile à deviner pourtant).
Construite sur une ancienne villa gallo-romaine, l’abbaye fut détruite 4 fois au cours des siècles puis reconstruite à chaque fois. A la 5e fois, les moines jetèrent l’éponge, ça peut se comprendre, quand on a la poisse… Il y a quand même quelques belles ruines à voir, consolidées au béton (fin XXe) suffisamment pour en faire un site très intéressant.
D’abord parce que l’abbaye est bâtie sur les rives de la Gave, rivière poissonneuse au possible à tel point que les moines se plaignirent de trop manger de saumons… On a vu les saumons en haut d’un pont, leur nombre est impressionnant en effet. Juste à côté, une île pour faire des cultures. Dorénavant c’est des plants de kiwis labellisés. Attention, les moines ne mangeaient pas de kiwis, ne vous méprenez pas. Surtout que le saumon aux kiwis c’est dégoûtant.
Le site est assez unique avec son impressionnante grange batelière. Dans la vase, enfouie, des scouts ont retrouvés il y a quelques années une magnifique colonne en bois sculpté. En partant de cette grange, se succède des caves entrepôts. Des bat-caves plutôt, car plein de chauve-souris (maman aurait crié).
Vu aussi un petit jardin médicinal avec diverses essences de menthe et la plus grosses araignée de ma vie (maman aurait recrié). Du romarin aussi… (n'est-ce pas Jérôme ?!! (private joke))
Après avoir manqué la Gloriette de Jean Rameau et loupé les ruines d’Aspremont (Jérôme, merci de ne pas te reconvertir dans le copilotage), le château de Peyrehorade s’offre à notre vue. Il est devenu une mairie assez austère. Marrant cette image, ça fait très dessin animé, je ne sais pas pourquoi...
Nous rentrons de départementales en chemin vicinaux (itinéraire foutraque, merci Jérôme)...
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